Maladies majeures du chien

Education du chien

Voici les maladies à surveiller chez le chien. Tout d’abord la maladie du chiot qui est la maladie de Carré. Maladie infectieuse contagieuse qui concerne les carnivores et qui est provoquée par un virus microscopique invisible à l’œil nu. Cette maladie est répandue dans le monde entier et ce sont presque toujours les chiens qui la contractent, principalement le chiot dans les premiers mois.

C’est pourquoi, un bon éleveur doit absolument faire vacciner les chiots. (Voir planification ci-après). Le symptôme de cette maladie : Un nez sec et chaud, une fièvre qui peut s’élever jusqu’à plus de 40° degrés, un amaigrissement rapide du sujet, un manque d’appétit, une respiration haletante, une toux sèche. Pour éviter la transmission de la maladie aux autres chiens, il faut immédiatement l’isoler puis mettre une surveillance hygiénique du chenil. Il existe une maladie de Carré sous la forme nerveuse. C’est la plus grave. Perte d’équilibre, coma, dépression, crise épileptique entraînant pratiquement toujours la mort.

Autre maladie malheureusement courante, la piroplasmose. C’est une maladie infectieuse à évolution aiguë. Ce sont des parasites sanguins intra globulaires, localisées dans les hématies, du genre protozoaires appelés piroplasmoses.

La piroplasmose touche de nombreuses espèces animales et notamment le chien, les équidés. Ce sont les tiques qui transmettent cette maladie. Le piroplasme, après avoir pénétré dans l’organisme grâce aux tiques, se loge dans les hématies pour parachever sa destruction des globules rouges du sang. Symptômes : Manifestations d’anémies aiguës, de constipation et d’hémoglobinurie. Lorsque la destruction des globules rouges se réalise avec une intensité particulière, on peut remarquer une altération des fonctions du foie ainsi qu’un mauvais fonctionnement des reins. Il est donc recommandé, après chaque promenade dans les champs, fourrés ou sous bois, de brosser et peigner le chien pour voir s’il y a présence de tiques. Auquel cas, il faut procéder à son enlèvement avec un tire tic. Attention de bien dégager la tête de la tique puisque c’est elle qui est enfoncée dans la peau de l’animal.

La parvovirose.

Cette maladie est provoquée par un virus de petite taille, le parvovirus canin. La maladie atteint surtout les jeunes chiots de 6 à 12 semaines et est très contagieuse. Elle est due à un virus très résistant dans le milieu extérieur. Les chiots atteints sont abattus, ne mangent pas, ont de la fièvre et surtout des vomissements et diarrhées avec sang qui entraînent une déshydratation pouvant conduire à la mort en quelques jours. La parvovirose se transmet principalement par les matières fécales des chiens infectés. Le parvovirus peut être transporté sur les vêtements, les semelles de chaussures ou le pelage des animaux avant d’être à l’origine de nouvelles contaminations. La période d’incubation de la parvovirose est généralement voisine de 4 à 7 jours. Il est important d’utiliser des vaccins qui protègent contre les deux types de virus (CPV -2a et CPV -2b) et qui préviennent l’excrétion virale après infection. Le parvovirus étant très stable dans le milieu extérieur, tout animal qui excrète le virus, contamine non seulement l’environnement mais est aussi indirectement à l’origine de la contamination d’autres animaux.

La toux de chenil.

Elle porte également le nom de trachéo-bronchite infectieuse canine.  C’est une maladie des voies respiratoires du chiot et du chien adulte, retrouvée surtout dans les endroits où il y a une bonne concentration de chiens comme dans les élevages, les animaleries, les refuges, etc. C’est une maladie malheureusement très fréquente.

Á l’origine de cette maladie, il existe plusieurs germes (bactéries, virus) qui provoquent une forte toux plus ou moins grave selon l’âge et l’état de santé de l’animal. Elle se développe en 5 à 10 jours après l’exposition aux microbes.  Les symptômes sont une toux sèche, forte et persistante qui peut durer plusieurs semaines, elle peut être accompagnée d’un peu de fièvre, d’une conjonctivite, d’une inflammation des amygdales et du pharynx, l’écoulement par le nez et les yeux, une inflammation de la trachée et des bronches.  Elle peut être mortelle pour le chiot mais n’affecte pas l’état général du chien adulte. On peut prévenir la maladie en vaccinant son chien dès l’âge de 6 semaines avec un rappel après un mois puis suivit de rappels annuels.

L’hépatite de Rubarth.

Il s’agit également d’une maladie potentiellement grave et indétectable chez un chiot en période d’incubation. Il existe plusieurs formes de la maladie qui se manifestent par de la diarrhée, un abattement important, des douleurs abdominales…

Il existe des formes graves directement mortelles, ou des formes chroniques entraînant une destruction progressive du foie.

Planification des vaccinations pour le chien.

Tous les chiots doivent être vaccinés contre les maladies que l’on appelle : maladies du jeune chien.

Le chiot de 2 mois doit être vacciné contre la maladie de Carré, hépatite de Rubarth, parvovirose.

Á 3 mois : maladie de Carré, hépatite de Rubarth, parvovirose, leptospirose, rage.

Á 4 mois : leptospirose.

Á 5 mois : piroplasmose (maladie transmise par les tiques), rappel de primo vaccination trois à quatre semaines plus tard.

Par la suite, le chien adulte doit recevoir les rappels qui se font tous les ans pour la rage, la leptospirose, la piroplasmose et la toux de chenil. En revanche, la maladie de Carré, l’hépatite de Rubarth et la parvovirose ne requièrent un rappel que tous les deux ans.

En général, deux visites annuelles chez le vétérinaire sont indispensables pour un contrôle général de la santé de votre chien.

Autres problèmes que l’animal rencontre très souvent ce sont les vers intestinaux.

Les vers intestinaux sont à l’origine de troubles sérieux chez l’animal et certains d’entre eux sont transmissibles à l’humain. Il est donc primordial de protéger l’animal pour sa santé et celle des personnes notamment les enfants et les personnes âgées.

Les vers qui infestent les intestins de l’animal, sont soit des vers ronds ou nématodes, soit des vers plats ou cestodes. Parmi lesquels on trouve :

Les ascaris qui sont des vers ronds. On reconnaît plusieurs espèces d’ascaris. Le Toxocara canis est le principal chez le chien. Il ressemble à un long spaghetti, mesure plusieurs centimètres.

Après ingestion par le chien, deux phénomènes peuvent se produire, la larve migre à travers le foie et le poumon et donne par l’intermédiaire de ce cycle, un adulte dans l’intestin, ou bien la larve se place en « dormance » dans le muscle de la femelle et elle se réveillera sous influence hormonale lors des chaleurs et de la gestation pour atteindre les jeunes. Les larves peuvent aussi atteindre l’homme dans des cas exceptionnels et surtout l’enfant qui joue avec un chiot ou par l’intermédiaire d’un bac à sable.

Parmi les vers plats ou cestodes, le plus fréquent est le Dipylidium. Ses anneaux en forme de grains de riz excrétés dans l’environnement attestent de la contamination de l’animal. Il est divisé en segments qui se détachent une fois mûrs et qui contiennent plusieurs milliers d’oeufs évacués par les selles et qui peuvent rester collés aux poils de l’animal et qui sont d’ailleurs visibles à ce stade.

Les indices chez le chien.

Les indices sont suivant les vers : Toux (ascaris dans les poumons), vomissement, maigreur, pelage terne, ventre ballonné, démangeaisons anales, appétit irrégulier, diarrhée ou constipation et parfois même des troubles épileptiformes (larves enkystées dans le cerveau).

Les ascaris représentent la première cause de malnutrition, de rachitisme et de mortalité chez les jeunes. Les adultes infestés par des vers sont sujets à des alternances de diarrhée suivit de constipation avec un poil piqué et terne. Les femelles gestantes/allaitantes sont atteintes principalement par les ascaris, le chien adulte par des cestodes. Les ankylostomes et trichures, non visibles dans les déjections, ne provoquent des troubles digestifs, parfois hémorragiques, que chez les chiens vivant en surpopulation (chenil, SPA)

Les sources d’infection. Elles sont multiples :

· Les autres animaux du foyer ou de l’environnement,

· Les puces et les poux.

· L’environnement, le sol contaminé.

· L’eau de boisson.

· L’alimentation (aliments contenant des œufs ou larves du parasite.)

· La gestation : transmission depuis la mère vers les fœtus. Les chiots sont majoritairement contaminés par la mère pendant la gestation, la lactation.

Protection à prendre.

C’est principalement, le sol contaminé par les déjections animales qui est responsable de la transmission, et non le contact direct avec les chiens (chiots exceptés). Les ascaris peuvent par exemple être transmis aux enfants jouant dans des bacs à sables, fréquentés par des animaux bien que cela soit interdit. La toxocarose survient souvent chez les enfants qui ont l’habitude de porter à la bouche leurs mains après avoir touché le sol ou remué la terre.

L’humain, et en particulier chez l’enfant, peut ingurgiter des œufs qui vont libérer une larve migrante comme chez l’animal mais elle va migrer dans le foie et le cœur où elle passe dans la circulation générale et va s’enkyster au hasard dans n’importe quel organe entraînant une inflammation qui peut être très grave en particulier dans le cerveau ou l’œil.

Plusieurs enfants deviennent chaque année aveugles d’un oeil en France du fait de cette zoonose.

Les symptômes les plus fréquents sont la fatigue, des nausées, de la fièvre. La guérison est en général instinctive sauf complications nerveuses ou oculaires. Trois à vingt pour cent des humains sont contaminés d’après des études sérologiques.

Les zoonoses à transmission urinaire : La leptospirose.

Cette maladie bactérienne qui atteint principalement les chiens peut se transmettre à l’humain et parfois à d’autres animaux. Elle est due à une bactérie (Leptospira) qui se rencontre dans les eaux dormantes et dans le sol. Les rats contaminent l’environnement en urinant sur le sol et dans l’eau. La bactérie passe alors chez le chien lorsque celui-ci boit l’eau des flaques contaminées ou lorsqu’il se baigne dans une mare contaminée.

Cette maladie est une zoonose. Des contaminations humaines sont signalées à la suite d’un contact direct avec les urines de chiens infectés, ainsi que suite au léchage de par ces mêmes animaux. Pour l’humain, l’incubation dure de 4 à 14 jours. De nombreuses formes cliniques, allant du syndrome grippal à l’atteinte multi viscérale avec syndrome hémorragique sont décrites. Dans la forme modérée, la maladie débute par une fièvre élevée avec frissons, maux de têtes, douleurs musculaires et douleurs articulaires diffuses. Elle peut évoluer vers une atteinte rénale, hépatique, méningée ou pulmonaire.

Il faut donc prendre des précautions d’hygiène en présence d’un chien atteint de leptospirose. La prévention passe par la vaccination du chien contre la leptospirose.

Autres soins à apporter aux animaux familiers également très importants.

Parmi les soins les plus courants, il y a le vermifuge à administrer régulièrement, deux fois par an, au printemps et à l’automne. Les animaux concernés sont aussi bien le chien, le chat, l’âne, le poney, le cheval, que le mouton, le lama, le lapin… Pour ce qui est des jeunes chiots en croissance, le vermifuge est à administrer toutes les deux semaines jusqu’à l’âge de trois mois puis tous les trois mois jusqu’à une année minimum. La mère pendant la grossesse et jusqu’au sevrage fera également l’objet d’une vermification régulière.

La fréquence pour vermifuger est fonction de l’âge de l’animal et de son stade physique (gestation…). Il faut respecter une planification. Exemple :

Chez le chiot : de 15 jours à 2 mois : toutes les deux semaines.

De 2 à 6 mois : tous les mois.

Après l’âge de 6 mois : 4 fois par an pour les chiens qui travaillent en programme de zoothérapie.

Chez la femelle en période de reproduction : Il faut la vermifuger régulièrement toutes les semaines en commençant deux semaines avant la date de mise bas. Choix du médicament, il faut en utiliser un vermifuge à large spectre (ronds et plats) Votre vétérinaire saura vous conseiller.

Règles à retenir.

Introduire uniquement des chiens à jour de leurs vaccins, vermifuger, traitements antiparasitaires.

Toujours faire laver les mains aux bénéficiaires, après avoir manipulé un chien (surtout avant les repas). Les jeunes enfants n’ont pas encore conscience de l’importance de l’hygiène personnelle. Dès lors, c’est aux adultes de vérifier que les enfants se lavent bien les mains après avoir eu un contact avec des animaux.

· Ramasser systématiquement les selles de l’animal.

· Les chiens ne doivent pas avoir accès aux cuisines, aux endroits où sont entreposés les aliments, aux endroits où sont pris les repas. Ils ne doivent pas avoir accès au jardin potager.

· Ne donner aucun reste de table. Pas de produits laitiers non pasteurisés œufs crus, par lesquels le chien peut attraper ou devenir porteur de maladies, dont certaines zoonoses. Éviter que le chien fouille dans les poubelles.

· Ne pas laisser le chien boire dans des sources d’eau pouvant être polluée.

· Suivre de près les contacts de votre chien avec d’autres animaux qui peuvent être porteurs de maladies.

· Ne pas permettre à l’animal de lécher le visage, la bouche, et éviter d’embrasser l’animal.

· Prêter une attention particulière à l’hygiène et l’état de santé de votre chien. Retirer l’animal d’un programme de zoothérapie, lorsqu’un problème de santé survient.

Évaluer le comportement de l’animal avant de l’introduire dans un programme de zoothérapie.

· Ne jamais laisser un bénéficiaire seul avec le chien.

· Si un chien griffe, nettoyez immédiatement la blessure. Il n’y aura probablement pas besoin d’un traitement plus poussé si le système immunitaire fonctionne normalement.

· Si une personne est mordue, nettoyez immédiatement la blessure à l’eau savonneuse et informez-vous du risque d’infection auprès de votre médecin.

En conclusion.

Ce qu’il faut retenir :

Tous les animaux sont porteurs d’une ou plusieurs variétés de vers. Ces vers ne sont pas forcément visibles. Les vers présents varient en fonction de l’espèce, de l’âge et du mode de vie de l’animal.

Quelques signes caractéristiques du parasitisme intestinal :

Retards de croissance,

Troubles digestifs : alternance diarrhée/constipation,

Troubles de l’appétit : alternance anorexie/boulimie,

Amaigrissement, poil terne,

Prurit anal : « l’animal se frotte le derrière parterre ».

Devoir sanitaire du propriétaire :

Éviter la contamination de l’animal,

Prévenir les zoonoses.

Autres soins.

Concernant les chiens et les chats, les soins des griffes, du pelage et des dents sont très importants. Le tartre est comme pour l’être humain une cause de problèmes en vieillissant. L’hygiène buccale est très importante. Les animaux à poils longs ou à sous poils abondants demandent des soins de brossage hebdomadaire. Ce travail rentre parfaitement dans les programmes de zoothérapie, psychomotricité et ergothérapie. Chez la chienne et la chatte, qui ont eu plusieurs portées, surveiller les mamelles et l’utérus. Un cancer n’est jamais impossible. Une visite chez le vétérinaire est donc recommandée en cas de doute.

Le symptôme ! La femelle se lèche puis se tire la peau et l’on remarquera la présence d’une glande dure qui grossit. Comme une boule ! Il faudra donc procéder à une chirurgie pour enlever cette glande cancéreuse. J’ai eu personnellement quelques cas dans mon élevage. Pratiquement toujours après des grossesses nerveuses et à la montée de lait sans chiot. La femelle se tire les tétons et peut développer un cancer des mamelles.

Les pattes pour les chiens et surtout les coussinets sont aussi des parties très sensibles et à vérifier régulièrement et éventuellement à soigner. Les chiens qui courent régulièrement sur du macadam ont des risques plus importants. L’apparition d’ampoule sous les coussinets devient douloureuse pour le chien. Il va commencer par boiter puis il refusera de marcher. Il faudra lui couper les poils entre les doigts et les griffes puis lui appliquer une pommade à base de vaseline et de lanoline.

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